Randonner en Nouvelle-Zélande  

 

 

Où trouver les cartes pour préparer ses randos en Nouvelle-Zélande? Quel type terrain rencontre t-on? Peut-on facilement bivouaquer ? Quid du confort des refuges : gaz, matelas, douche, demi-pension ?  Les sentiers sont-ils balisés ? Peut-on se ravitailler facilement?  

Je suis partie sans trop savoir. 

De retour d'un magnifique voyage, je partage brièvement quelques infos en créant ce site  amateur.

Vous y trouverez des infos pratiques sur les conditions de rando, et quelques adresses     pour approfondir la question. L'album photos vous confirmera qu'il s'agit d'une destination  idyllique des amoureux de la nature. Et, la touche anecdotique vous donnera un avant goût de ce qui vous attend! 

 

 

 

 

Randonner en Nouvelle-Zélande

 

1- INFOS PRATIQUES

 

 

DOCUMENTATION et CARTES  

                              

 

C’est au bureau du Department of Conservation (le DOC), que vous trouverez votre bonheur. Présent dans les grandes villes et chacun des parcs, le bureau du DOC propose des cartes, des fiches sur les circuits, et diverses informations pratiques (météo, disponibilité de cabanes, livres sur la faune et la flore…).

 

A propos des cartes de rando, il n’y pas beaucoup de choix.  Si pour certaines régions les cartes de rando sont au 50 000ème, pour d’autres on ne trouve que du 55, 80 voire 110 000éme et 150 000ème (Stewart Island) avec éventuellement au verso un minuscule encart au 20, 40 ou 60 voire 77 000ème d’un tout petit endroit choisi.  

   

 

 

La précision n'est pas fabuleuse.     A titre d'exemple, la carte du Arthur’s Pass est affligée d’une malheureuse  courbe de  niveau tous les 100m  et en général, les légendes « éboulis » et « barre rocheuse » sont inexistantes. Bref, on est loin des tops 25 de l’IGN !                                                           

          

Pour info, en ce qui concerne les cartes routières, ce n’est pas parce qu’il y a un point avec un nom qu’il s’agit d’une ville ou d’un village, surtout dans l’île Sud. Alors vérifiez dans votre guide avant d’y prévoir ravitaillement, essence ou retrait bancaire !    

 

   

 

 

 

 

 

 

ITINÉRAIRES

   

 

 

De courte durée ou de plusieurs jours, les itinéraires de randonnée sont très nombreux. Les fiches techniques du  DOC précisent leur niveau (cf  extrait de document) et la présence ou l’absence de balisage.

 

Les 9 plus grands chemins de randonnée, surnommés les Great Walks, parcourent  des sites remarquables et ont l’avantage d’être soigneusement entretenus et balisés. Le touriste est fortement invité à les emprunter plutôt qu’à s’aventurer ailleurs. Transports, dépliants d’information, étapes préfabriquées,…tout est prévu et soigneusement cadré. Tant, qu’il est parfois difficile d’organiser son propre parcours et d’échapper au sens de la marche.  

 

 

 Attention, sur les Great Walks la réservation préalable d’un hébergement est obligatoire. Elle s’effectue auprès du DOC  et il faut s’y prendre de quelques jours à 6 mois à l’avance voire un an pour la Milford track.

Vous n’avez pas pu réserver à l’avance ? Il faudra faire avec ce qui reste de libre, ou encore, comme nous, parcourir  l’itinéraire d’une traite avec l’option bivouac à son entrée ou à sa sortie.

Si vous êtes bon randonneur, c’est tout à fait possible sur la Routeburn et la Greenstone qui ne font « que », respectivement, 33 et 38 km.  

 

En ce qui concerne la Milford (great walk), aucune possibilité de biaiser. La réservation des cabanes, et par-là le respect de l’itinéraire et du rythme de marche, est imposée. Vous devez remplir une fiche d’identification en y précisant jusqu’à votre numéro de passeport. Les points de départ et d’arrivée ne peuvent être atteints qu’en bateau et l’embarquement est strictement contrôlé.  Le DOC surveille ainsi le nombre de personne sur l’itinéraire, lequel ne peut être supérieur au nombre de place en refuge, c’est dire peu. 

Je suppose qu'il s'agit avant tout de préserver l'environnement.

 

 

Vous l’aurez compris, sortir des sentiers battus n’est pas une mince affaire. De nombreux itinéraires ont été rayés de la carte, afin que le quidam ne s’aventure pas en terrain trop délicat ou isolé.

En toute hypothèse, la prudence reste de mise, car une forêt subtropicale ne se prête pas du tout au hors sentier. Y chercher son chemin requiert de solides compétences en orientation.

 

Cette photo a été prise sur le "sentier" de la Mount Fox track (départ sur la route n°6  au sud du village de Fox Glacier). A ne pas rater ! Attention, itinéraire pour randonneur sportif!

 

 

 

En plus, en raison de la proximité  mer-montagne, les  changements climatiques peuvent être brutaux entraînant éboulements de terrain, crue des cours d’eau (cf photo) et vents violents en terrain découvert.

 

La durée officielle des étapes est calculée pour des randonneurs contemplatifs. Si vous êtes bon marcheur, il vaut mieux s’en tenir aux tra- traditionnels dénivelée/heure et km/h pour évaluer votre temps réel de marche et prévoir vos étapes.

   

 

 

 

 

Rappel : la carte n’est pas détaillée et le chemin est loin d’être rectiligne.

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                    

Ainsi, les contreforts du Taranaki National Park (cf photo) sont parcourus de gorges  étroites, soit des murs successifs de verdure à descendre et remonter, ce qui n'est pas évident à la seule lecture de la carte au 55 000ème.

 

   

 

 

HEBERGEMENTS

   

 

Dans les parcs, deux types d’hébergement : le terrain de campement généralement équipé d’un point d’eau et de toilettes, et les refuges, au nombre de 860, également entretenus par le DOC.

Cependant, les campements sont  parfois inexistants, le bivouac presque toujours prohibé, et dans certaines cabanes il est interdit de s’arrêter pour dormir.  

 

     ▪ Les refuges (schelters) sont classés en 5 catégories, allant de l’abri sommaire gratuit au refuge gardé avec gaz et poêle mais sans ravitaillement ni couverture. Une autonomie complète est donc requise, sauf si vous vous inscrivez auprès d’une agence de randonnée qui possède ou loue ses propres cabanes offrant parfois douche et demi-pension.  

En dehors des Great Walks, il est rare d’être obligé de réserver sa place au DOC. Un système de ticket (hut pass) d’une valeur de 5 dollars l’unité permet de s’acquitter sur place de la nuitée. Le prix varie selon la catégorie de la cabane.

 

 Comme vous pouvez le constater sur ce document, l'achat d'un ticket, ne garantit pas forcement la réservation d'une place! Tel est le cas dans le Tongariro National Park (cf extrait de ticket). 

       

                         

 

Sauf le shelter de base, les dortoirs sont équipés de matelas.

A droite: la Crow Hut dans le Arthur's Pass.  

A gauche: le Forest Burn schelter, abri de secours sur la Kepler (great walk).      

       

                                                                                          

 

 

    Sur la route, nous avons facilement trouvé campings (10 à 20 dollars) et backpackers  (17 à 26 dollars) avec un coin cuisine plus ou moins bien équipé. Les backpackers, sortes d’auberges de jeunesse, ont parfois un certain cachet : cahutes réparties dans la forêt, petits appartements à 6, caravanes stylisées, vieil hôtel colonial, ou dortoir de 18 à l’état brut. En toute hypothèse, là non plus, pas demi-pension.

 

                                                                                                 

 

TERRAIN, FAUNE et FLORE 

 

 

 

Plaines immenses, lacs époustouflants, déserts volcaniques, plages inaccessibles embrumées, terrains alpins (à partir de 1200m), séracs et glaciers interminables, forêts préhistoriques…

 

Du jardin anglais à l’ascension abrupte d’un cratère cerné d’éboulis, en passant par un cheminement physique accrochés aux racines d’une forêt primaire, la qualité du terrain de jeu est très variée !  

       

 

Quant à la forêt subtropicale, en résumé, ça pourrit, ça végète, ça pousse de partout n’importe comment: des plantes vertes luxuriantes s’épanouissent sur les branches, des mousses s’effilochent et de longues racines pendouillent sans que l’on parvienne à distinguer leur propriétaire.

 

Sur certain passage, on aime se rappeler que dans ce pays il y a ni serpent ni prédateur dangereux.

 

Entre deux gorges surplombées de fougères arborescentes, un swingbridge surgit (qui swing réellement !) suivi d’une série d’escaliers ou d’échelles, équipement obligé d’un sol soumis à l’érosion des pluies (notamment dans le parc du Taranaki). 

   

 

 

   Parfois un son, bien inattendu au regard de notre moineau de base, traverse le bosquet. Wekas , kakapos, Kéas (perroquets des montagnes / cf photo) ne manqueront pas votre passage, ils sont inoffensifs mais curieux.                                                                                                                                                      Ainsi, le premier weka que nous avons croisé (cf dessin bas de page) s'engouffrait dans la forêt subtropicale avec un rouleau de papier toilette, une allemande courant derrière lui. Il ressortit cinq minutes plus tard, le bec vide, l'air triomphant, à la recherche  d'un nouveau trésor. 

 

En cas de bivouac, vous pouvez recevoir la visite          inoffensive de possums (sûrement cousin de l'oppossum), très jolie petite bête à fourrure violemment pourchassée car son régime alimentaire conduit à la destruction massive des forêts natives.  

 

 

    Si la montagne est magnifique, ne négligez surtout pas la beauté tout aussi sauvage des côtes et presqu’îles de Nouvelle-Zélande. On ne s’en lasse pas. En plus, on y rencontre pingouins (cf dessin yellow eyes' pinguin, en réalité un manchot) et phoques!

 

   

 

    

                                                                                                                                  

 

 

RAVITAILLEMENT 

   

La Nouvelle-Zélande est peu peuplée, cependant le ravitaillement est relativement aisé à condition de ne pas être trop exigeant : il y a toujours une petite épicerie ( voir très petite) dans le village ( certes, il faut trouver le village). Par contre, une fois sur le sentier, rien. Et ne comptez pas sur d’éventuelles réserves dans les placards de la cabane.

 

Quant à l’eau, la politique du DOC : pastille ou faire bouillir. Toutefois, les gardiens en boivent quotidiennement sans souci et ous en avons tiré nos conclusions. Dans certains parcs tel le Tongariro, l’eau est comptée, dans d’autres les cascades foisonnent. Ci-après photo du Red Crater dans le Tongariro National Park. 

 

Rappel: Ecran solaire à fort indice in-dis-pen-sa-ble (même les chiens pour les surfaces sans poils !) et dans l’île Sud lotion anti-moustique de rigueur. L’insecte est silencieux et les piqûres très irritantes. A  acheter sur place

                                                                                                           

 

 

 

BON A SAVOIR: les bornes internet.

Pas de difficulté pour trouver un lieu de connections en ville, certains campings et backpackers sont également équipés.  

 

 

 

 

LA NOUVELLE-ZELANDE, c'est où d'abord?

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

 

 

  Dans l'Océan Pacifique Sud. Et pour ceux qui ne savent pas trop le situer, 

     c'est au sud-est de l'Australie, à plus de 16 000 km de la France, 

     de l'autre côté du globe!

 

Habitants: plus de 4 millions, 75% de la population vit dans l’île Nord (2004).

 Superficie: 268 021 km2, soit la moitié de la France répartie sur deux îles principales. 

Régime politique : Démocratie parlementaire. Etat indépendant, membre du Commonwealth.

   Capitale administrative: Wellington.                                                                             

   Capitale économique : Auckland. 

Devise: le dollar néo-zélandais, il vaut près de 0,55 euros (février 2005). 

Langue: anglais (avec un bel accent).       

Climat: tempéré qui varie du subtropical dans le Nord au froid et sec dans le Sud. Pluies importantes dans certaines régions (12000mm/an dans le Fiordland National Park). 

Les parcs naturels : 14 parcs nationaux, 19 parcs forestiers et 3 parcs maritimes.

  

Pour en savoir plus: le site général d’information pour les Français, www.frogs-in-nz.com.

 

 

 

 

 

                                                       

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2- PRÉPARER SON VOYAGE : facile avec le net !

 

   

 

 

Site général d’information pour les Français: www.frogs-in-nz.com

 

 

 

Préparer ses randos : www.doc.govt.nz, le site du Departement of Conservation, le  DOC, est très riche, il propose itinéraires de randonnée, explications sur le système d’hébergement, liste des 860 refuges avec parfois la photo, réservations en ligne ou par fax, météo, sécurité, etc.

 

 

Le Transport :   

 

 

Vol international: Korean Airlines et Cathay Pacific nous offraient les tarifs les plus intéressants.  Si vous faîtes escale à Hong Kong, sachez qu’à l’intérieur de l’aéroport une ligne de métro vous peut vous conduire rapidement sur l’île. 

 

Vol intérieur : horaire et réservation avec des prix réduits

 en ligne sur www.airnewzealand.co.nz

 

▪La liaison en bateau des deux îles: horaires et réservations : www.interislander.co.nz .  

Le train : horaires et réservation sur  www.tranzscenic.co.nz

   

▪Le bus : un moyen de locomotion très répandu, deux grandes compagnies www.intercitycoach.co.nz et www.newmanscoach.co.nz, puis Northliner Express dans l’Ile Nord et Atomic Shuttles dans l’Ile Sud, outre les agences locales.

 

 

Louer une voiture : De nombreuses agences locales proposent des devis en ligne via leur site internet. Evitez les compagnies internationales très onéreuses ! Pour information, nous avons eu une 4 portes pour 17 €/jour et le litre d’essence vaut près de 0,63 € !

A savoir : parfois une centaine de kilomètre  sans station essence.

 

 

Le stop : Mode courant de transport sur les grands axes. En dehors, si vous trouvez une voiture, encore faut-il que le conducteur se rende dans le trou perdu que vous avez élu !

  

 

 

 

 

L’hébergement : Plus de 860 cabanes dans les parcs naturels (www.doc.govt.nz), sur la route de nombreux campings et backpackers  surnommés BBH ( www.bbh.co.nz)

 

   

 

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3- NOS GRANDES ÉTAPES EN QUELQUES PHOTOS

 

 

 

Voir les photos de l'île Nord : Auckland, la région volcanique de Rotorua, Tongariro National Park, Taranaki (Egmond) National Park, Wellington.

 

   

Voir les photos de l'île Sud : La Queen Charlotte(rando), Cap Foulding , Paparoa et les Pancakes Rocks, Mount Cook National Park, Westland National Park, Queenstown, Fiordland National Park, Invercagill et Dunedin (impossible d'aller sur Stewart Island, mauvaise météo), Otago Peninsula, Oamaru, Lac Pukaki et Mont Cook par l'est, Arthur’s Pass National Park, Christchurch et Banks Peninsula.

 

     

 

 

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4- ANECDOTES

 

 

 

 

Rubrique en cours de construction

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

             

 

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5- COUP de POUCE

 

                                                                     

A LIRE   ABSOLUMENT !

 

Vous aimez les récits d’aventure ? Celui-ci est passionnant ! Pierre a réalisé l’ascension du Méra Peak mais son expédition au Népal ne s’arrêtera pas au sommet …

                        

   

 

Coup de pouce au livre de Pierre FREY,         

nous avons réalisé l'ascension de l'Aconcagua

ensemble en 2002.

 

 

En 2003, Pierre se lançait dans l'ascension du   Méra Peak. De retour d'une expédition pimentée   d'imprévus, il écrit "A dos de Sherpa".

 

 

 

 

Plus d'infos...

                                          

 

       

 

Remerciement à Florence et Thierry qui ont contribué au site.  

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